Le syndicat affirme recevoir des retours négatifs sur le niveau des aspirants policiers formés à Namur.

Par Belga Publié le 1/10/2026 à 15:00 Temps de lecture: 1 min
Le Syndicat national du personnel de police et de sécurité (SNPS) a déposé un préavis de grève couvrant la période du 12 au 23 octobre à l’Académie de police de Namur. Son secrétaire national, Thierry Belin, dénonce depuis plusieurs années des problèmes dans l’organisation et la qualité de la formation. La Province reconnaît certaines difficultés et attend les résultats de deux études lancées au printemps.
Le ton monte autour de l’Académie de police de Namur, placée sous la tutelle de la Province. Pour le SNPS, les problèmes rencontrés par l’établissement ne sont pas récents et auraient désormais des conséquences sur la formation des futurs policiers.
Thierry Belin, secrétaire national du syndicat, affirme recevoir régulièrement des échos négatifs des zones de police concernant le niveau de formation des aspirants issus de l’académie namuroise. Il pointe notamment des suppressions de cours et les problèmes rencontrés avec le stand de tir de l’établissement, inutilisable depuis plusieurs mois.
Cette situation contraindrait les aspirants à se déplacer avec leur véhicule personnel vers d’autres installations, notamment à Walcourt. Ces trajets empiéteraient sur le programme de formation et auraient entraîné l’annulation de certains cours, sans toujours qu’ils soient reprogrammés.
« Cela fait des années que la qualité de l’enseignement est médiocre. Des cours ont été supprimés, le stand de tir ne fonctionne pas. C’est grave et irresponsable », dénonce Thierry Belin. Selon lui, certains instructeurs seraient même contraints de dispenser une partie de leur formation au maniement des armes sans pouvoir effectuer de tirs réels.
Le syndicaliste conteste également l’idée selon laquelle les démarches entreprises récemment par la Province suffiraient à répondre aux problèmes soulevés. « La réaction de Madame Sabine Laruelle (MR, en charge notamment de l’enseignement), ne manque pas de culot. Je demande une étude depuis 2023 et notamment une analyse de la charge psychosociale », affirme-t-il.
Thierry Belin évoque également une affaire de harcèlement sexuel impliquant, selon lui, un formateur et une aspirante. Il met directement en cause la gestion de l’établissement et son directeur, Armand Petit, qu’il juge « incompétent » et « couvert par la Province ».
Le représentant du SNPS assure avoir tenté de trouver une solution extérieure. Il dit avoir rencontré le premier conseiller du commissaire général de la police afin d’envisager le détachement d’un commissaire qui aurait pu venir renforcer et accompagner la direction de l’académie. Une possibilité qui, selon lui, n’a jamais été concrétisée.
« L’argent public est gaspillé », estime encore Thierry Belin, qui assure toutefois que l’objectif du préavis n’est pas nécessairement d’aboutir à une grève. « Le but n’est pas de mettre notre plan de grève à exécution mais d’obliger les responsables à trouver des solutions concrètes. »
