“Une communauté religieuse, active en Flandre et à Bruxelles, accusée d’abus sexuels et d’exploitation
La diffusion d’un reportage sur Go Church provoque des réactions en Flandre, où plusieurs villes de la province d’Anvers ont décidé d’interdire l’accès de la communauté à leurs bâtiments

Par La rédaction (avec Belga) Publié le 22/10/2026 à 15:06 Temps de lecture: 2 min
Une enquête de l’émission Pano et du journal De Morgen sur la communauté religieuse controversée Go Church suscite de nombreuses réactions en Flandre.
L’enquête fait émerger des témoignages faisant état de pressions psychologiques, d’exploitation financière et d’abus sexuels au sein de la communauté religieuse. Go Church nie la plupart des accusations.
En province d’Anvers, plusieurs localités ont réagi après la publication de cette enquête, soulignant que la communauté religieuse n’est désormais plus la bienvenue dans leur commune. La ville de Malines a résilié le contrat de location conclu avec l’organisation, tandis que le centre de jeunesse Kavka, à Anvers, ainsi que la ville de Turnhout ferment également leurs portes à Go Church.
« Profondément choqué »
A Malines, la ville a résilié le contrat de location de Go Church. Le bourgmestre Bart Somers (Anders) confirme, dans une réaction, que la ville ne louera plus d’infrastructures à « cette prétendue église ».
A Turnhout, Go Church n’était active que depuis peu, selon le bourgmestre Hannes Anaf (Vooruit). Jusqu’alors, l’administration communale n’avait reçu aucun signalement concernant d’éventuelles dérives au sein de l’organisation. A la suite de l’annonce de la diffusion du reportage, la ville a pris contact avec le Centre d’information et d’avis sur les organisations sectaires nuisibles. « Nous avons été profondément choqués par les faits rapportés dans la presse concernant Go Church », déclare Hannes Anaf. « Il va de soi que nous prendrons les mesures nécessaires et que nous leur interdirons l’accès aux bâtiments. »
Hannes Anaf souhaite également examiner les enseignements que l’administration communale peut tirer de cette affaire. « Par ailleurs, nous sommes très préoccupés par la situation des jeunes vulnérables concernés. Nous allons étudier la manière dont nous pouvons, en tant qu’administration communale, leur venir en aide et les accompagner si nécessaire », précise-t-il.
