
Par Belga Publié le 19/05/2025 à 14:02 Temps de lecture: 1 min
La Commission européenne table pour la Belgique sur un déficit public à 5,4 % du PIB pour l’année 2025 et 5,5 % l’an prochain, selon ses prévisions économiques du printemps. Un déficit qui se creuse donc, après 4,5 % l’an dernier.
Il est tiré vers le haut par « l’augmentation des dépenses, principalement en ce qui concerne les coûts liés au vieillissement de la population, la défense et les paiements d’intérêts », note la Commission. La dette publique (brute), elle aussi, poursuivra logiquement sa progression, à 107,1 % du PIB en 2025, et 109,8 % en 2026.
Au premier trimestre 2025, l’économie européenne semble avoir poursuivi une dynamique plus positive que prévu, entamée fin 2024. Mais la Commission revoit désormais à la baisse ses attentes en termes de croissance, tenant compte de « l’affaiblissement des perspectives commerciales mondiales » et d’une grande incertitude en matière de politique commerciale, entre autres avec les droits de douane changeants décidés par les États-Unis. Le commerce mondial devrait ralentir, et les exportations de l’Union grossiront donc moins que prévu. A l’automne, la Commission attendait encore une augmentation de 2,2 % cette année, mais elle baisse ses prévisions à +0,7 %. Pour l’an prochain, elle revoit aussi ses attentes, de +3,0 % à l’automne à +2,1 % désormais.
Activité économique ralentie
Selon les dernières prévisions macroéconomiques de l’exécutif européen, l’activité économique ralentira quelque peu en Belgique cette année, avec une croissance du PIB à 0,8 % (1 % l’an dernier), soit moins que ce qui est attendu pour la zone euro dans son ensemble (0,9 %) ou encore pour l’UE (1,1 %). En 2026, la croissance devrait s’accélérer de manière marquée dans l’Union (1,5 %) et dans la zone euro (1,4 %), mais beaucoup moins en Belgique (0,9 %).
En 2024, 1,7 million de nouveaux emplois avaient été créés dans l’UE, un record, note la Commission. Cette tendance devrait se poursuivre, avec encore 2 millions de jobs supplémentaires d’ici fin 2026, de quoi atteindre un taux de chômage historiquement bas, à 5,7 % (en 2026), selon ces dernières prévisions. Pour la Belgique, la Commission prévoit d’abord une hausse cette année, à 6,1 % (5,7 % en 2024), parallèle au ralentissement de l’activité économique, puis une amélioration en 2026 (5,8 %). « La participation au marché du travail devrait augmenter en raison de la hausse de l’âge légal de départ à la retraite ».
La « désinflation » en cours va se poursuivre, y compris en Belgique (2,8 % d’inflation en 2025, puis 1,8 % en 2026).
Pour le commissaire à l’Economie Valdis Dombrovskis, l’économie de l’UE « fait preuve de résilience », grâce entre autres à un marché du travail « robuste ». « L’inflation diminue plus rapidement que prévu et est sur la bonne voie pour atteindre l’objectif de 2 % cette année », note-t-il. Malgré cette note positive, il est néanmoins impératif que l’UE prenne « des mesures décisives pour stimuler sa compétitivité ».
Source: https://www.lesoir.be/676331/article/2025-05-19/le-deficit-et-la-dette-publique-belges-en-hausse
