
“De la cocaïne saisie au cabinet de Caroline Désir (PS), un employé en détention préventive
Un membre du cabinet de la ministre de l’Enseignement se livrait à du trafic de drogue. La ministre l’a immédiatement licencié.
Par Eric Burgraff, Bernard Demonty Publié le 25/01/2024 à 20:06 Temps de lecture: 3 min
Non, la ministre Caroline Désir ne se livre pas à un commerce de cocaïne… Par contre, révèle la Dernière Heure ce jeudi soir, un membre de son cabinet a été placé sous mandat d’arrêt mi-décembre pour participation à un trafic de drogue.
Ce membre du cabinet, un certain M.V., a été arrêté le 13 décembre dans le cadre de ces activités illicites. Selon nos informations, le 14 décembre, la ministre et son chef de cabinet ont d’initiative pris les mesures qui s’imposaient : licenciement immédiat et mandat confié à un avocat, lequel a pris contact avec le juge d’instruction. Une somme de 10.000 euros avait préalablement été découverte par les enquêteurs chez l’employé M.V.
Des membres du cabinet ont alors pris la responsabilité de visiter le bureau de l’employé concerné – chargé de l’économat – et y ont découvert une cinquantaine de pacsons remplis, semble-t-il, de cocaïne. Le cabinet a prévenu la police qui a effectué – non pas une perquisition – mais une visite domiciliaire. Le cabinet ajoute collaborer totalement avec les enquêteurs.
Par ailleurs, selon la DH, le cabinettard concerné ne serait autre que le fils de Fadila Laanan, ancienne ministre et actuelle députée bruxelloise.
Réaction officielle
Ce jeudi soir, le cabinet de la ministre socialiste a diffusé la réaction suivante : « Le mercredi 13 décembre en soirée, la ministre de l’Education a été informée qu’un assistant en charge du matériel et de la logistique au cabinet, se trouvait en état d’arrestation dans le cadre d’une enquête sur un trafic de drogue. Le jeudi 14 décembre, une procédure de licenciement pour rupture de confiance a été menée dans le respect de la réglementation applicable aux cabinets ministériels. Le même jour, une fouille de son bureau a été effectuée par nos soins afin de vérifier si des objets délictueux s’y trouvaient. Une cinquantaine de sachets contenant de la poudre blanche a été découverte. Un contact a été pris par le cabinet avec un avocat pénaliste pour ouvrir une collaboration avec le juge d’instruction en charge de l’enquête. Le cabinet a donc entamé cette collaboration d’initiative avec les enquêteurs. De commun accord avec ces derniers, le chef de cabinet leur a ouvert les portes du bureau du collaborateur et de tous les locaux auxquels celui-ci avait accès dès le vendredi 15 décembre. Les sachets ont été embarqués par les enquêteurs le jour même. Ils n’ont rien découvert d’autre et n’ont souhaité entendre aucun autre membre du cabinet depuis. »
Tout indique à ce stade que la ministre de l’Enseignement, Caroline Désir, n’était au courant de rien et qu’elle a, qui plus est, contribué à ce que la vérité éclate. Il n’empêche que l’affaire tombe mal, en période sensible, à quelques mois d’élections où la ministre emmènera la liste socialiste à la Chambre à Bruxelles. Une affaire de drogue dans un cabinet de l’Enseignement n’a pas de quoi vous donner bonne presse, même si vous en ignoriez tout. Et c’est d’autant plus délicat quand cela concerne le fils d’une autre mandataire politique, députée bruxelloise. Mais il serait hasardeux de tirer des conclusions politiques définitives sur une affaire aux contours qui restent à éclaircir.
Source: https://www.lesoir.be/563930/article/2024-01-25/de-la-cocaine-saisie-au-cabinet-de-caroline-desir-ps-un-employe-en-detention
