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Dry January : comment le kombucha est devenu l’alternative idéale à l’alcool

Posted on 11/01/202611/01/2026 by vacama
Photo Unsplash

Mis sous les feux des projecteurs par le Youtubeur Squeezie, le kombucha ne cesse d’attirer la curiosité des consommateurs. Riche en probiotiques, moins sucré qu’un soda traditionnel, la boisson a tout pour plaire en ce Dry January. Et ce n’est que le début.

sosoir

Par Audrey Morard

Publié le 11 janvier 2026 05:30

Au printemps dernier, le Youtubeur Squeezie se lançait dans un nouveau challenge pour le moins inattendu. Il a imaginé Ciao Kombucha, sa marque de kombucha. Le jeune homme est l’une des personnalités les plus influentes de l’Hexagone : il est suivi par presque neuf millions de personnes sur Instagram, mais surtout 20 millions sur Youtube. Lorsque Squeezie planche sur un nouveau projet, c’est toute une communauté qui est en effervescence, y compris en Belgique. Se procurer son kombucha s’est mué en parcours du combattant pour ses plus fidèles followers. Ciao Kombucha a misé sur un packaging attrayant avec des couleurs vives et hautement instagrammables. La boisson a prouvé à quel point Squeezie sait diversifier ses activités, mais a aussi mis un sacré coup de projecteur sur le kombucha, une boisson qui ne cesse de gagner du terrain depuis quelques années.

En Belgique, les marques de kombucha ont fleuri. Parmi elles, Yugen Kombucha fondée en 2017 et dont le siège se trouve à Gand. Peter Versieren est l’un de ses cofondateurs. Il nous rappelle les rudiments du breuvage : « le kombucha existe depuis plus de 2000 ans. Il se compose de thé fermenté. Chez Yugen, on mélange 50 % de thé noir et 50 % de thé vert. On ajoute ensuite beaucoup de sucre non raffiné pour pouvoir fermenter puis du SCOBY (Symbiotic Culture of Bacteria and Yeast). Ce sont des levures et des bactéries qui permettent la fermentation. Elle dure trois semaines. Le résultat est une boisson légèrement pétillante et un peu acide. Pour apporter de la saveur, on glisse un jus frais et des infusions d’herbes et de plantes. La fabrication s’étend au total sur quatre semaines, tout cela non pasteurisé ».

Yugen Kombucha propose des kombuchas avec 50 % de thé vert et 50 % de thé noir. – D.R

Une alternative à l’alcool et aux boissons (trop) sucrées

Sur les cartes des bars et des restaurants, dans les rayons des supermarchés, le kombucha s’invite partout. Selon Peter Versieren, ce succès s’explique par une recherche d’alternatives aux boissons sucrées et alcoolisées de la part des consommateurs.

Depuis la crise sanitaire, les Belges sont à la recherche de breuvages plus sains. D’après des chiffres avancés par YouGov, les ventes de bières, vins et spiritueux sans alcool ont bondi de 17 % tandis que la croissance s’est encore accélérée lors du premier trimestre 2025. François Lambert, consultant chez YouGov, analysait : « Nous achetons de moins en moins de boissons alcoolisées. Cela a beaucoup à voir avec les tendances démographiques. Les familles plus âgées achètent beaucoup plus de boissons alcoolisées que les jeunes familles. À mesure que les familles plus âgées sont remplacées par des familles plus jeunes, le marché de l’alcool à domicile est en déclin ».

Chloé, jeune française de 30 ans, a commencé à boire du kombucha il y a environ deux ans. Au fil de conversations avec des amis et de lectures, elle décide de goûter cette boisson. « J’ai commencé à en acheter régulièrement car une petite épicerie en vrac en vendait en bas de chez moi. J’ai trouvé cela bon et j’ai continué à en consommer régulièrement. Je voulais un soft qui me plaise, pas trop sucré car je n’aime pas ça. Il y avait aussi l’envie de ne pas toujours prendre une bière un peu mécaniquement. Je recherchais quelque chose où j’ai quand même l’impression de boire un truc un peu festif. Le fait que ce soit pétillant a joué un rôle. Je savais que le kombucha était bon pour la santé et puis les goûts sont un peu stylés et surprenants avec de la feuille de figuier, de la feuille de mûre… »

Un marché en pleine croissance

Le kombucha fait donc partie des alternatives idéales aux boissons sucrées et sans alcool. Peter Versieren a vu « le marché maturer » depuis les débuts de Yugen Kombucha. « Le kombucha est une boisson un peu étrange, complexe, avec beaucoup de caractère, mais les personnes sont de plus en plus intéressées ». Il a constaté une forte hausse avec une croissance qui a doublé ces deux dernières années, « un signe que le marché est en pleine croissance ». Il remarque également un intérêt toujours plus grand dans le secteur de l’Horeca. Yugen Kombucha travaille aujourd’hui avec 350 établissements liés à la restauration dans toute la Belgique.

Si le kombucha séduit c’est aussi pour ses bénéfices pour la santé comme nous l’affirme la diététicienne-nutritionniste Ségolène Guisset. « Les individus sont de plus en plus attentifs à leur consommation. Le kombucha est une boisson fonctionnelle, elle va donc bien au-delà de la simple hydratation. Il est aussi riche en probiotiques, c’est-à-dire qu’il peuple l’intestin. Tout ce qu’on ne retrouve pas dans les sodas où se cachent des acidifiants, des colorants, des arômes. Dans le kombucha, le sucre ajouté au départ n’est pas celui que l’on obtient à la fin car ce composant est ‘mangé par les bactéries au cours de la fermentation. Résultat, il y en a beaucoup moins ». À titre de comparaison, on estime qu’une canette de soda contient environ sept morceaux de sucre.

Le kombucha, boisson fonctionnelle, présente de nombreux bénéfices pour la santé en raison de ses nutriments. – Unsplash

Le kombucha est un allié pour notre organisme, mais peut-on en consommer tous les jours pour autant ? Il faut avant tout savoir si notre intestin a la capacité de supporter les aliments fermentés. « Si c’est le cas, il n’y a pas de souci. Si je devais recommander une quantité, ce serait un demi-verre et demi à un verre par jour. Il ne faut pas descendre toute une bouteille en une journée sous peine d’avoir des ballonnements et de ressentir de l’inconfort au niveau des intestins, surtout si nous n’avons pas l’habitude de consommer des produits fermentés ». Peter Versieren ajoute : « On ne va pas boire cinq kombuchas l’un après l’autre. C’est un produit fait pour se faire plaisir et pour le savourer ».

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Nos deux interlocuteurs soulèvent un point intéressant : il existe des kombuchas pasteurisés et non pasteurisés comme chez Yugen Kombucha. « Les kombuchas non pasteurisés abritent plein de micro-organismes pour les intestins, mais il faut les conserver au frigo sinon le produit change de goût ». La nutritionniste complète : « Les bactéries dans un kombucha pasteurisé sont mortes. Ce n’est pas une mauvaise chose en soi car elles présentent aussi des bienfaits, mais elles sont moins actives et provoquent moins d’effets dans l’organisme ».

Les futurs défis du kombucha

Pour Ségolène Guisset, le kombucha est une sorte de soda 2.0. « En tant que diététicienne, j’espère qu’il continuera d’être un nouveau soda (rires) ou en tout cas intégré comme un nouvel automatisme. Je trouve ça très encourageant qu’un Youtubeur comme Squeezie démocratise le kombucha car il vient toucher une jeune population qui est hyper habituée au soda et à la bière ». Peter Versieren, lui, parle de soda fonctionnel, c’est-à-dire des sodas « dans lesquels on trouve des nutriments ».

Le kombucha prend du galon, mais comment pourrait-il perdurer dans un futur proche et plus lointain ? Pour Peter Versieren, le produit a encore de beaux jours devant lui grâce à ses vertus pour la santé, même s’il estime que la vitesse de la croissance va doucement ralentir. « Je pense que d’autres boissons fonctionnelles plus accessibles en termes de goût et financièrement vont faire leur apparition sur le marché. Car le kombucha reste un produit assez cher et complexe. À ses débuts, on disait qu’il n’était qu’une tendance, un effet de mode, mais quand on voit qu’il est implanté depuis 25 ans aux États-Unis et qu’on le retrouve aujourd’hui dans les rayons des supermarchés, on peut difficilement dire qu’il ne s’agit que d’une trend. Je pense que d’ici cinq ans il y aura une catégorie kombucha à part dans les magasins ».

Les producteurs de kombucha auront tout intérêt à proposer de nouvelles saveurs pour continuer à attirer et fidéliser le consommateur, mais aussi grandir sur le marché. Yugen Kombucha essaie par exemple de développer deux nouveaux goûts par an. « Ce sont les saveurs qui attirent le consommateur. Il faut évoluer sans faire de compromis et en restant avec un processus de fabrication naturel et sain, sans arômes… »

Reste que le kombucha a ouvert la voie à d’autres boissons fonctionnelles comme le kéfir. « Il a permis à certaines personnes de commencer à réfléchir sur leur consommation de manière plus consciente. C’est certes plus cher qu’un soda traditionnel, mais la qualité est là ». Après tout, n’est-ce pas ce que nous recherchons en 2026 ?

Source: https://sosoir.lesoir.be/721594/article/2026-01-11/dry-january-comment-le-kombucha-est-devenu-lalternative-ideale-lalcool

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