
« Un signal sans équivoque » : durcissement des règles pour le taux d’alcool au volant
Auparavant, la règle nationale prescrivait le retrait de permis pour un conducteur imbibé à 1,15 pour mille ou plus. Ce seuil est à présent abaissé à 0,8 pour mille, selon la circulaire ministérielle, valable sans délai pour l’ensemble du territoire.
Par Belga Publié le 14/02/2026 à 10:37 Temps de lecture: 2 min
Les personnes qui prennent le volant en ayant trop bu risquent désormais la même sanction partout en Belgique : lorsque le taux d’alcool dans le sang est supérieur à 0,8 pour mille, le retrait de permis pour 15 jours est immédiat. La mesure provient d’une circulaire signée cette semaine par la ministre de la Justice Annelies Verlinden (CD&V), indique son cabinet qui confirme l’information publiée samedi par le quotidien néerlandophone Het Nieuwsblad.
Auparavant, la règle nationale prescrivait ce retrait pour un conducteur imbibé à 1,15 pour mille ou plus. Ce seuil est à présent abaissé à 0,8 pour mille, selon la circulaire ministérielle, valable sans délai pour l’ensemble du territoire.
Le débat s’est ouvert lorsqu’il est apparu que les parquets appliquaient des approches différentes. Ceux du Limbourg, d’Anvers et du Brabant flamand ont ainsi pris l’initiative de retirer leur permis aux contrevenants à partir de 0,8 pour mille. De leur côté, les parquets de Flandre orientale, occidentale et wallon ne suivaient pas cette règle.
La ministre a donc décidé d’harmoniser la sanction.
La décision a été prise en concertation avec le ministère public, précise Annelies Verlinden samedi. Concrètement, le permis de conduire sera retiré à partir d’une alcoolémie de 0,35 mg/l, contre 0,50 mg/l précédemment.
« Ce durcissement, qui sera appliqué strictement sur la base de la législation existante, est un signal sans équivoque : ces comportements dangereux au volant ne seront plus tolérés », prévient la ministre.
Par ailleurs, la durée de suspension temporaire du permis de conduire pour toutes les infractions sera à terme harmonisée à 12 heures. Cette période peut actuellement varier entre 2, 3, 6 ou 12 heures, selon l’infraction et les circonstances.
Concernant les drogues, la kétamine sera prochainement ajoutée à la liste des substances illicites détectables par tests salivaires.
La consommation d’alcool et de drogues au volant reste un facteur récurrent à l’origine des décès sur les routes. La ministre constate pourtant que la tolérance sociale à l’égard de la conduite sous influence reste trop élevée, malgré plusieurs décennies de sensibilisation. « C’est pourquoi les directives adressées à la police et aux parquets sont renforcées, et toutes les circulaires pertinentes sont adaptées, afin d’uniformiser l’application de cette politique plus stricte sur l’ensemble du territoire. »
Source: https://www.lesoir.be/728891/article/2026-02-14/un-signal-sans-equivoque-durcissement-des-regles-pour-le-taux-dalcool-au-volant
