
“Un professeur de religion banni de l’enseignement après avoir partagé une vidéo antisémite sur Facebook
Le 21 janvier dernier, le Conseil d’Etat a tranché : la sanction disciplinaire envers Talal Magri, professeur de religion islamique qui avait partagé une vidéo antisémite sur Facebook, a été confirmée. Il ne réintégrera pas l’enseignement officiel.
Par Belga Publié le 23/02/2026 à 12:46 Temps de lecture: 1 min
Talal Magri, le professeur de religion islamique qui avait partagé en novembre 2019 sur Facebook une vidéo au contenu antisémite et haineux, perd définitivement son poste et ne réintégrera donc pas l’enseignement officiel. Dans un arrêt rendu fin janvier et relayé ce lundi par Sudinfo, le Conseil d’Etat a confirmé la sanction disciplinaire à son encontre, mettant fin à cinq et demi de procédure.
En novembre 2019, le professeur de religion islamique à l’Athénée Royal Agri Saint-Georges à Huy partage, sur le réseau social Facebook, une vidéo dont « le contenu incitait à la haine et à la violence à l’égard de personnes de confession juive et/ou de nationalité israélienne et appelait à participer au djihad », expose le Conseil d’Etat dans son arrêt.
Quelques semaines plus tard, l’organisme Wallonie-Bruxelles Enseignement (WBE) se constitue partie civile. L’enseignant est suspendu le temps de l’enquête et ne perçoit alors plus que la moitié de son salaire.
Condamné à une amende et quatre mois d’emprisonnement avec sursis
En avril 2022, le professeur – qui est également l’ancien vice-président du parti Islam (qui prône la charia) – est condamné à une peine de quatre mois d’emprisonnement avec sursis et à 600 euros d’amende (dont la moitié avec sursis) pour incitation à la haine et à la violence à l’égard de personnes de confession juive ou de nationalité israélienne. Le jugement, contesté par l’intéressé, sera confirmé en appel en mars 2023.
En juillet 2024, WBE décide de son côté de prononcer la sanction la plus sévère prévue par le statut : la démission disciplinaire. L’enseignant, âgé de 61 ans et père d’un enfant de quatre ans, introduit alors un recours devant le Conseil d’État contre cette décision. Il invoque notamment l’absence d’intention antisémite, une sanction disproportionnée au regard de sa carrière et le fait qu’il s’agit d’un « seul post partagé dans le cadre de la sphère privée ». L’islamologue interrogé dans le cadre de l’enquête n’a par ailleurs dénoté « aucun signe de fondamentalisme religieux (chez moi) », souligne-t-il.
Source: https://www.lesoir.be/730534/article/2026-02-23/un-professeur-de-religion-banni-de-lenseignement-apres-avoir-partage-une-video
