
“Des milliers de Belges bloqués au Proche-Orient, Maxime Prévot leur demande de « prendre leur mal en patience »
26.000 Belges se trouvent actuellement dans les pays concernés par le conflit.
Par avec Belga Publié le 2/03/2026 à 09:53 Temps de lecture: 1 min
Interrogé sur La Première, le ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot (Les Engagés), a déclaré qu’environ 2.450 touristes belges (26.000 Belges au total, binationaux compris) se trouvaient actuellement dans les pays concernés par le conflit entre l’Iran, d’une part, et Israël et les Etats-Unis, d’autre part. La moitié d’entre eux sont à Dubaï, aux Emirats arabes unis.
Les Belges y sont bloqués, étant donné que l’espace aérien dans la région a été fermé. « Il faut prendre son mal en patience », selon Maxime Prévot. « Nous continuons d’être en contact étroit avec l’ensemble de nos ambassades, auprès desquelles chacun est invité à se manifester pour que, le moment venu, il puisse y avoir une information qui soit diffusée. Nous sommes en train d’étudier toutes les options, mais pour le moment, les évacuations ne sont pas possibles. »
Maxime Prévot a par ailleurs reconnu que l’attaque des Etats-Unis et d’Israël sur l’Iran n’était pas conforme au droit international, tout en estimant qu’elle se justifiait pour des raisons de sécurité mondiale.
En tant que défenseure du droit international, la Belgique est forcée de reconnaître que « la manière dont l’action américano-israélienne a été menée samedi ne correspond pas à ses standards », a affirmé Maxime Prévot. Dans le même temps, le ministre des Affaires étrangères a rappelé les dizaines de milliers de morts dans la répression exercée par le régime iranien. Le droit international a pour vocation première de protéger les peuples, leurs droits et libertés. « Et à cet égard, on ne peut pas dire que l’Iran soit un élève modèle », a-t-il dit.
« La réalité des principes doit être confrontée au principe de réalité », selon lui. Des efforts diplomatiques de plusieurs années ayant échoué à ce que l’Iran mette un terme à son programme balistique et nucléaire, il fallait « éviter un risque de sécurité et d’embrasement généralisé dans la région ».
Interrogé sur l’existence de justifications de l’attaque américano-israélienne au nom de la sécurité internationale, Maxime Prévot a répondu : « Je le crois », ajoutant que l’intervention militaire doit rester « l’ultime recours lorsque la diplomatie échoue ». Il plaide pour une désescalade, au respect du droit international et au retour à la diplomatie « dans les meilleurs délais ».
Source: https://www.lesoir.be/731868/article/2026-03-02/des-milliers-de-belges-bloques-au-proche-orient-maxime-prevot-leur-demande-de
