A Genève, le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot (Les Engagés) a défendu le bilan de la Belgique en matière de respect des droits humains. La situation dans nos prisons, l’accueil des exilés, les pratiques de profilage ethnique et les violences policières ont été épinglés.

Par Ugo Santkin (avec Belga) Publié le 6/05/2026 à 20:16 Temps de lecture: 1 min
La Belgique était à l’ordre du jour mercredi du groupe de travail chargé de l’Examen périodique universel (EPU), le mécanisme du Conseil des droits de l’homme des Nations unies qui évalue la situation dans chaque Etat membre de l’ONU tous les quatre ans et demi.
Durant cet examen de trois heures, la Belgique, défendue par le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot (Les Engagés), a été critiquée pour ses pratiques de profilage ethnique, les violences policières, mais aussi et surtout pour la surpopulation carcérale et l’accueil des demandeurs d’asile.
C’est déjà la quatrième fois que la Belgique fait l’objet d’un EPU, depuis la première en 2011. Cette évaluation réalisée par les autres Etats membres se base sur trois documents : un rapport national fourni par la Belgique elle-même, un rapport du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme et un recueil de contributions des parties prenantes.
Avant l’audition, Amnesty International, qui a contribué au processus, avait pointé que « depuis 2021, des milliers de personnes qui cherchent une protection internationale dans notre pays ne sont pas accueillies ». « Les hommes en transit sont systématiquement placés sur une liste d’attente. A l’heure actuelle, quelque 1.300 personnes sont ainsi livrées à elles-mêmes. Elles se retrouvent à la rue dans des conditions très précaires », avançait ce mercredi la porte-parole de l’ONG Eva Davidova, épinglant par ailleurs les plus de 10.000 condamnations des tribunaux belges et internationaux, « ignorées » par la Belgique.
« Nous reconnaissons honnêtement nos lacunes »
A Genève, Maxime Prévot a souligné les mesures prises depuis 2021 sur un large éventail de thèmes notamment dans la lutte contre le racisme, la discrimination, les violences sexistes et sexuelles ou encore en matière de droits des personnes handicapées. Sur le plan juridique et carcéral, le ministre a mis en avant la réforme du Code pénal et les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre la surpopulation dans les prisons.
Le chef de la diplomatie a toutefois concédé que la Belgique n’avait pas un bilan parfait. « Nous reconnaissons honnêtement nos lacunes. Ce n’est pas une faiblesse. C’est justement grâce à cette honnêteté que notre voix est crédible sur la scène internationale », a-t-il déclaré.
Source: https://www.lesoir.be/745125/article/2026-05-06/la-belgique-critiquee-lonu-pour-la-surpopulation-carcerale-et-laccueil-des
