Un élève-officier français de 28 ans, jugé à Rennes pour désertion en temps de paix, a quitté l’armée après avoir changé d’ambitions et travaille désormais dans une brasserie en Belgique.

Par la rédaction Publié le 25/06/2026 à 17:47 Temps de lecture: 2 min
Il était militaire et promis à un grand avenir. Ce jeune homme de 28 ans a finalement été condamné le 15 juin pour « désertion en temps de paix » par la chambre militaire du tribunal correctionnel de Rennes, rapporte La Voix du Nord sur base d’une information du journal breton Le Ploërmelais.
Ce caporal au 5e régiment de dragons de Mailly-le-Camp, dans l’Aube, avait réussi en 2024 le concours pour intégrer la prestigieuse académie militaire de Saint-Cyr-Coëtquidan, où sont formés les officiers de l’armée française.
« Une intelligence rare »
Et ses débuts sont prometteurs. Sa hiérarchie, qui avait déjà noté « l’intelligence rare » de ce soldat « vif et impliqué » engagé depuis quatre ans, le classait « parmi les meilleurs de sa promotion et de son grade ».
Mais « dans le courant de l’année », ce jeune militaire s’est finalement rendu compte que ses « ambitions professionnelles et personnelles » avaient « changé », a-t-il été rappelé à l’audience.
« J’ai préféré mettre un terme à une carrière que je n’envisageais plus », a-t-il aussi expliqué à l’audience. L’ex-soldat a dit s’en être « ouvert » à sa hiérarchie qui ne pouvait pas « y faire grand-chose ». Il a donc simplement quitté l’école et l’uniforme, malgré son contrat d’engagement dans l’armée de Terre.
Une peine « d’avertissement »
Ce jeune homme travaille aujourd’hui dans une brasserie en Belgique, loin de Saint-Cyr et du 5e régiment de dragons. Si ses explications – « assez rares dans ce type de faits » – ont été appréciées par le procureur de la République, celui-ci a tout de même conclu que la « désertion (est) caractérisée ».
Ce contrat d’engagement « signifie que l’Etat compte sur vous, a besoin de vous… Ce n’est pas quelque chose de négociable au gré de vos envies, monsieur », a rappelé le procureur, qui a requis deux mois de prison avec sursis comme une peine « d’avertissement ». Une proposition suivie par le tribunal.
Source: https://www.lesoir.be/755455/article/2026-06-25/un-jeune-militaire-francais-condamne-apres-etre-venu-travailler-dans-une
