“« Particulièrement préoccupant » : mauvaise nouvelle pour les amateurs de fraises
Alors que les fraises comptent parmi les fruits les plus consommés en Europe, Nature & Progrès et PAN Europe ont analysé 41 échantillons de fraises produites localement, provenant de onze pays européens. Et les résultats sont inquiétants.

Par la rédaction Publié le 7/07/2026 à 10:55 Temps de lecture: 1 min
Trois quarts des fraises conventionnelles européennes (78 %) contiennent au moins un résidu de pesticides, ressort-il mardi d’une enquête exploratoire menée par Nature & Progrès et Pesticide Action Network Europe (PAN Europe) dans plusieurs pays européens. La Belgique s’affiche en haut du classement de cette étude.
Alors que les fraises comptent parmi les fruits les plus consommés en Europe, Nature & Progrès et PAN Europe ont analysé 41 échantillons de fraises produites localement, provenant de onze pays européens. En moyenne, les fraises européennes contiennent des résidus de 3,5 substances actives différentes. Les substances les plus fréquemment détectées figurent parmi les plus toxiques autorisées dans l’UE : des perturbateurs endocriniens, des pesticides PFAS et des substances neurotoxiques.
Les résultats sont qualifiés de « particulièrement préoccupants » en Belgique, avec entre trois et neuf résidus de pesticides différents dans un même échantillon. « C’est le niveau le plus élevé observé dans notre analyse », constate Virginie Pissoort, de Nature & Progrès. « Et parmi ces neuf résidus, trois sont des pesticides PFAS. Les consommateurs, particulièrement les enfants, sont exposés à des cocktails de pesticides dont les effets cumulés et synergiques ne sont toujours pas évalués. C’est inacceptable. »
Les Pfas souvent retrouvés
A l’échelle européenne, au moins six échantillons sur dix (58 %) comprennent un pesticide PFAS et plus de la moitié contiennent au moins une substance classée « candidate à la substitution », une catégorie qui regroupe les pesticides les plus préoccupants encore autorisés dans l’UE.
PAN Europe rappelle que la législation européenne prévoit déjà le retrait des substances les plus dangereuses, comme les perturbateurs endocriniens, et le remplacement des « candidats à la substitution ». Or, selon l’organisation, ces dispositions restent largement inappliquées. « Au lieu de s’atteler au respect de la réglementation existante, l’Europe s’est au contraire lancée dans un projet de détricotage du cadre actuel qui facilitera le maintien sur le marché de pesticides problématiques. »
Source: https://www.lesoir.be/757887/article/2026-07-07/particulierement-preoccupant-mauvaise-nouvelle-pour-les-amateurs-de-fraises
