L’opération débutée mercredi a consisté en seize perquisitions menées avec les services de la police judiciaire fédérale de Liège, Charleroi, Mons et du Brabant wallon ainsi que des unités spéciales ou encore les douanes.

Par Belga Publié le 9/10/2026 à 17:39 Temps de lecture: 1 min
Un « véritable arsenal d’armes et d’explosifs » a été saisi lors de la vaste opération policière menée mercredi en Wallonie contre une organisation criminelle soupçonnée de trafic d’armes. Il s’agit notamment de fusils d’assaut, d’armes de poing, d’explosifs, mais aussi de lance-roquettes, de grenades et d’un lance-flammes, ont dévoilé vendredi le parquet de Namur et la police judiciaire fédérale namuroise lors d’une conférence de presse. Sept personnes ont été interpellées.
Après une longue enquête, des suspects ont été identifiés à Namur, Tournai, Verviers et Binche. L’opération débutée mercredi a consisté en seize perquisitions menées avec les services de la police judiciaire fédérale de Liège, Charleroi, Mons et du Brabant wallon ainsi que des unités spéciales ou encore les douanes. En tout, ce ne sont pas moins de 200 policiers qui ont été mobilisés.

Sept personnes ont été privées de liberté, dont certaines avaient déjà été condamnées. Parmi elles, quatre ont été placées sous mandat d’arrêt. L’opération a aussi permis la saisie d’un vaste arsenal comprenant cinq kilos d’explosif de type TNT, 33 armes de poing, 44 armes longues de type fusil d’assaut, 113 chargeurs et environ 1.000 munitions, de même que du matériel militaire comme des lance-roquettes, des lance-missiles, des mitrailleuses, une mine antipersonnel, des obus, des grenades et un lance-flamme.

Les perquisitions ont également abouti à la saisie de six véhicules, environ 60.000 euros d’argent liquide et une vingtaine de pièces et lingotins d’or. L’enquête se poursuit désormais pour déterminer le rôle de chacune de personnes interpellées, l’origine des armes et leur destinée.
En vertu de la modification de la loi sur les armes et du nouveau Code pénal, le trafic d’armes peut être sanctionné plus sévèrement. Les auteurs risquent jusqu’à dix ans d’emprisonnement et même quinze s’ils sont récidivistes.
