Selon une étude Ipsos menée auprès de 1.000 Belges, 17 % des Wallons seulement pensent que les jeunes auront une vie meilleure que leurs parents, contre 45 % des Flamands.

Par Belga Publié le 9/10/2026 à 14:28 Temps de lecture: 1 min
Seuls 17 % de la population wallonne pensent que les jeunes auront une vie meilleure que celle de leurs parents. Ils sont beaucoup moins optimistes que dans le nord du pays, où la proportion atteint 45 %, selon la dernière étude Ipsos publiée vendredi.
Quelque 1.000 Belges ont été interrogés entre juin et juillet dans le cadre de cette enquête européenne, qui a sondé au total plus de 23.000 personnes dans 31 pays.
Plus de la moitié de la population wallonne (57 %) estime que les jeunes feraient mieux de s’expatrier pour vivre correctement. Le constat est pessimiste à l’échelle de l’Europe : seuls 37 % pensent que les jeunes ont un avenir radieux qui les attend dans leur pays (contre 45 % au niveau mondial). Là encore la différence entre les deux régions est importante : ils sont 45 % à le penser au nord de la frontière linguistique, contre à peine 22 % au sud.
Les craintes pour la jeunesse ne sont pas non plus les mêmes que l’on se trouve à Virton ou à Kiewit. En Flandre, les principales préoccupations sont l’accès à un logement abordable (44 % pour 28 % en Wallonie) et la santé mentale (32 % contre 25 %). En Wallonie, la qualité de l’enseignement est source d’inquiétude pour près d’un quart des répondants (23 %), tout comme son manque d’adéquation avec le marché du travail (24 %).
Fin juin, alors que la contestation du secteur était à la une, à peine 16 % des Wallons se disaient positifs sur la qualité de l’enseignement (c’est 8 points de pourcentage (pp) en moins que l’année précédente). En Flandre, c’était l’inverse avec une hausse de 6 pp, pour atteindre 34 % d’opinion positive.
La vision diverge aussi quant au rôle de l’enseignement dans l’émancipation sociale. En Flandre, 50 % des répondants estiment que l’école permet de réduire les inégalités sociales, contre seulement 28 % des Wallons. A peine un tiers des répondants du sud du pays estiment en outre qu’un diplôme universitaire est important pour réussir, pour environ la moitié des répondants flamands.
